À trois mois des élections, la tenue simultanée, ce mardi, de deux colloques défendant des positions opposées illustre la fracture, en France, au sujet du gaz de schiste.
Comme chaque année, le député UMP de l'Oise, François-Michel Gonnot organise ce mardi 17 janvier un colloque sur les thèmes d'actualité du secteur de l'énergie, « le bouquet énergétique dans tous ses états ». L'une des tables rondes s'intitule «La France peut-elle se passer d'une ressource, les hydrocarbures de schiste?» avec en sous-titre: «l'interdiction française, comment en sortir?».
La question fait référence la loi de juillet 2011, adoptée par la majorité, qui interdit la technique controversée de la fracturation hydraulique, la seule disponible ce jour pour exploiter les gisements de gaz piégés dans des microfissures de roches de schiste.
Conséquence, le 3 octobre dernier, le gouvernement a abrogé trois permis de recherches , dont celui de Total , dans la région de Montélimar. Le groupe présidé par Christophe de Margerie s'était engagé, dans un rapport remis au gouvernement, ne pas employer la fracturation hydraulique durant la phase d'exploration destinée évaluer les réserves d'hydrocarbures dans le sous-sol du Larzac et estime illégale l'abrogation. C'est pourquoi il a déposé un recours contre l'État.
Les invités de la table ronde sont des représentants de quatre sociétés prospectant pour découvrir des hydrocarbures de schiste en France: Total, Hess , Toreador et Vermilion, ainsi qu'un représentant de la Direction générale énergie climat (DGEC, ministères de l'Écologie et de l'Industrie).
Essor spectaculaire aux États-Unis Devant l'intitulé et l'absence d'opposants l'exploitation des gaz de schiste la tribune, ces derniers ont organisé leur « contre-colloque », également ce mardi. Sur son blog , le député Gonnot remercie les écologistes de lui faire ainsi de la publicité mais déplore des menaces reçues sur Internet. La tension perceptible, ce (...)